Erich

par Erich

Comment on s'y prend pour travailler avec des pigments, au juste ? Même si j'en suis déjà à mon 5e semestre de peinture, ce n'est que ces derniers mois que j'ai commencé à travailler avec des pigments. Pour moi, ça venait du fait que j'avais l'impression qu'il y avait une infinité de couleurs différentes, et que la plupart du temps, je m'y perdais complètement. Souvent, je choisissais n’importe quelle marque au hasard, sans me demander comment ça allait influencer mes tableaux à l’avenir. Mais c’est justement quand on commence à vendre ses œuvres en tant que jeune artiste que ça devient super important. Combien de temps mon tableau va-t-il durer, les couleurs resteront-elles vives et comment garantir une bonne qualité aux acheteurs ? C’est pour cette raison que je teste aujourd’hui pour vous les pigments à l’huile de Kremer-Pigmente.

Étape 1 : bien se préparer

Le kit contient aussi une spatule, une raclette, une plaque de verre, un pinceau et des tubes de recharge. Tu trouveras des instructions détaillées en anglais et en allemand. En plus, c'est mieux d'avoir une balance pour peser les proportions exactes. Personnellement, par mesure de précaution, je porte un masque quand je mélange les pigments pour ne pas les inhaler. C’est vraiment pratique de travailler sur une table propre pour éviter que des impuretés ne se mélangent aux pigments. J’utilise même une petite table supplémentaire, réservée uniquement aux pigments. Une fois que tu t’es bien installé, c’est parti !

Étape 2 : Commence par choisir une couleur !

Je commence par l'ocre dorée et je choisis l'huile de noix comme liant. Avec les couleurs claires ou les nuances de bleu, par exemple, l'huile claire n'altère pas trop la couleur. Mais ça, comme beaucoup de choses dans l'art, c'est une question de goût.

À quoi servent les liants ?

Les liants sont très importants pour permettre aux pigments d'adhérer à la toile ou au papier ; ils forment un film qui emprisonne les pigments et les fixe ainsi au support.

Étape 3 : Mélanger les pigments

Je verse les deux sur la plaque de verre et je les mélange jusqu’à obtenir une pâte facile à étaler. Ça veut dire que je pourrais prélever la peinture sur ma toile avec la spatule sans qu’elle coule directement par terre.

Étape 3 : Bien incorporer les

pigments !

À l'aide de la spatule en verre, je m'assure que les pigments se mélangent bien au liant. Pour modifier la consistance, je peux ajouter de la cire à modeler à ma guise. Ça me permet d'appliquer la peinture de manière très pâteuse, c'est-à-dire en couche épaisse.


Je commence par faire un croquis libre en utilisant du rouge et du jaune. Personnellement, j'ai pris beaucoup de plaisir à mélanger les couleurs et, contrairement à ce que je pensais, ça n'a pas pris beaucoup de temps du tout. En plus, je me sens très proche des grands maîtres qui pratiquent ces techniques depuis des siècles. C’est surtout avec l’huile de lin que les couleurs ont vraiment brillé.

 Au fait : si tu veux mélanger deux pigments pour obtenir une autre couleur, tu dois d’abord mélanger chaque couleur avec son liant, puis les mélanger entre elles. Et bien sûr, il existe différents liants et pigments pour chaque technique de peinture.

Étape 5 : Il faut aussi ranger

C'est

chiant, mais important : le rangement. En fait, il n'y a pas grand-chose à nettoyer ici. Tu peux simplement essuyer la plaque de verre et les outils avec un chiffon humide. Il faut absolument laver les pinceaux, par exemple avec un bon savon pour pinceaux. Quand on travaille à l'huile, il reste toujours beaucoup de résidus et un bon nettoyage des pinceaux est très important – tu arriveras peut-être même, comme mon prof de peinture, à garder le même jeu de pinceaux pendant 30 ans !

Que faire des restes de peinture ?

La conservation des peintures est également très importante. Souvent, on utilise moins de peinture que prévu ou on souhaite éviter de devoir refaire un mélange la prochaine fois. Dans les deux cas, tu peux tout simplement conserver les peintures. L'astuce n° 17, c'est bien sûr le film alimentaire – mais une variante un peu plus écologique consiste à les conserver dans des tubes. Kremer a fourni des tubes vides à cet effet, que tu peux remplir. Tu trouveras des instructions plus détaillées ici. D'ailleurs, Anna Niedermeier, une photographe berlinoise, m'a accompagnée pendant mes tests. Tu trouveras encore plus d’aperçus dans la galerie photos. Pour conclure, je peux dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec ces pigments et j’ai été surprise de voir à quel point c’était plus simple que je ne le pensais au départ. Les couleurs sont intenses et les liants donnent une belle texture. J’ai hâte de retravailler avec les pigments Kremer et je recommande à tout le monde de les essayer ! Tu trouveras le kit d'huiles ici. N’hésite pas à me dire ce que tu penses de ces pigments !