FERROIII
| Hauteur | 170 cm |
|---|---|
| Largeur | 130 cm |
| Longueur/Profondeur | 3.5 cm |
Technique :
Huile / sur toile
Technique :
Peinture au pinceau
Expédition :
L'œuvre est expédiée tendue sur un châssis – avec un certificat d'authenticité et une signature au dos.
FERRO III reprend une palette de couleurs qui s'inspire des processus de transformation chimiques et métalliques. Mais on peut aussi y voir des phénomènes naturels, comme des couchers de soleil.
Cette simplicité offre un contrepoint apaisant au flot débridé d’images et de sensations auquel on est exposé au quotidien, et invite à la contemplation.
L’objectif était d’atteindre une abstraction maximale.
Voici un texte qui a servi de base à la création de cette œuvre :
Désobjectivation
Peut-être n’existe-t-il aucun objet dans lequel sa désobjectivation ne soit pas inscrite. Pas nécessairement sous forme de dissolution ou de fragmentation définitive, mais plutôt comme un retrait face au regard qui objectifie. Car l’objet, qui en grec ancien s’appelle Αντικείμεν (d’où vient le latin objectum), désigne le vis-à-vis d’un sujet (perceptif) qu’on appelle « objet ». Il se trouve en face, forme une opposition et, ce faisant, ne se constitue pas seulement dans la relation sujet-objet ; il s’avère aussi être une construction qui, comme toute construction, peut être décomposée en ses éléments constitutifs. La décomposition est inhérente à sa nature même. Au lieu d’être un acte imposé de l’extérieur, elle fait partie a priori de la nature objective de l’objet. En effet, voir, ce n’est pas seulement synthétiser, assembler pour constituer l’objectivité. Voir, c’est aussi analyser, décomposer, diviser, fragmenter. Le tout est invisible. Seul le regard décomposant, dont la capacité de séparation est inépuisable, fait émerger la concrétisation. Pour ça, il doit être sensible aux fissures qui maintiennent les éléments de l’objet dans leur différence les uns par rapport aux autres. Sa sensibilité porte aussi sur la valeur de contingence de la composition du monde concret. Souvent, les liens entre ses éléments pourraient être différents de ce qu’ils sont. En fait, le concept de « déconcrétisation » renvoie au principe de contingence. Les choses sont ce qu’elles sont, mais elles ne sont pas obligées de l’être. La contingence exprime l’instabilité ou l’arbitraire du monde. C’est un indice ontologique de la fragilité du monde des choses, c’est-à-dire aussi de sa transformabilité. La désobjectivation, c’est aussi : la dé-réalisation du réel au profit d’une réalité encore inconnue.
Marcus Steinweg
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Œuvres sur commandeDaniel Wöllenstein
Il vit et travaille à Cologne.
Parcours artistique
Formation
2002-2009 : études d'art à l'université de Cologne auprès de Rainer Barzen et Silke Leverkühne
Depuis 2007, atelier au KunstWerk de Cologne
Expositions (sélection)
2007 « Blaumachen » au KunstWerk de Cologne
2008 « Bogen 2 : Straight from the HART » -
2008 La Longue Nuit des musées – « Processions festives et diodrames »
2008-2009 Darwin – Conception et aménagement d’un tramway KVB à l’occasion de l’année Darwin 2009 avec des étudiants de l’université de Cologne –
2011 « Fette Nager - Bello et moi » – Nuit des musées – KunstWerk Cologne
2016 Festival nxnw : collaboration avec Slobodan Kajkut « 20 interventions »
2016 « Raum 500 » – Exposition avec Olga Jakob et Heike Simmer – Festival nxnw
2017 « HORST » – KunstWerk Cologne
2014-2017 Membre du conseil d’administration de KunstWerk Köln e.V.
2017 Président de KunstWerk Köln e.V.
2019 Longue Nuit des Musées « Wedding » : installation et collaboration avec Heike Simmer
2021 TUNING - KunstWerk
2025 « afternoonprojekts » avec Tom Gully, Oskar Lovis et Gilbert Flöck - KunstWerk Cologne
2026 « Fragmented Realities » – vonfraunberg Art Gallery, Düsseldorf
2026 Artiste du mois au SKM
À venir
Juin : exposition éphémère SKM à Munich
Août : exposition communautaire SKM à Leipzig
Déclaration de l’artiste
De quoi s’agit-il ? Ces œuvres proviennent du cycle « TUNING », qui s’étend de 2018 à aujourd’hui, même si ce n’est que depuis 2021 que les segments de couleur purs prennent le dessus dans ce cycle. Il s’agit d’une abstraction et d’une réduction progressives du contenu de l’image, même si on peut y trouver des références à des phénomènes naturels ou créés par l’homme dans les couleurs et les formes.
Dans ces segments qui semblent tous égaux, les compositions de couleurs et de formes permettent de créer des premiers plans et des arrière-plans qui peuvent se déplacer de manière fluide selon où le spectateur pose son regard. La mise en lumière, qui peut s’intensifier jusqu’à « briller » grâce à des dégradés de couleurs contrastés, contribue à créer un effet en partie plastique et saisissant.
Les nuanciers numériques, les peintures « flip-flop » des voitures de sport tunées, les couchers de soleil, l’industrie lourde, l’espace et les reflets dans le café peuvent tous trouver leur place dans ces compositions chromatiques.