par Erich
Mise à jour le :06.11.2024
Où et quoi tu étudies ?
J'ai étudié les beaux-arts à la HfBK de Dresde (et pendant un an à l'Académie royale des beaux- s de Bruxelles) et je suis doctorante à la HfBK de Hambourg depuis avril 2024 .
Comment résumerais-tu ton travail en une phrase ?
J’essaie de mettre de l’ordre dans le monde à travers une logique visuelle propre à l’ , dans laquelle les sens trouvent la sérénité.
Quels sont les matériaux et les techniques que tu préfères utiliser ?
Je travaille principalement avec la peinture et la vidéo. En peinture, j'utilise des couleurs à l'huile ou de la gouache sur toile ou sur papier. Je considère aussi mes films d'animation comme de la peinture en mouvement : pour les réaliser, je peins chaque image à l'aquarelle, à la gouache et au crayon de couleur sur papier.
Où trouves-tu tes sources d’inspiration ?
Dans la littérature, au cinéma, dans les conversations comme dans les observations du quotidien. Beaucoup d’idées me viennent aussi quand je fais du vélo. Quand on emprunte tous les jours les mêmes chemins, ça permet de se vider la tête et de réfléchir.
Où as-tu
exposé pour
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dernière
fois et
comment
ça s
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?
Où as-tu
exposé pour la dernière
fois
et comment
ça s'est
passé ? Ma dernière exposition était une exposition personnelle au Centro El Soto à Madrid. La grande salle d’exposition m’a permis de présenter l’ensemble de ma série « A Place to sit », qui se compose principalement de nombreuses œuvres grand format. Pour ça, j’ai conçu un aménagement qui permet au visiteur de se déplacer à travers les tableaux comme s’il parcourait une maison imaginaire. C’était incroyablement passionnant de voir les tableaux hors de l’atelier, dans cet aménagement.
Quels sont les thèmes qui revêtent une grande importance dans tes œuvres ?
Plus que des thèmes précis, ce qui m'importe, c'est d'exploiter pleinement le médium de la peinture lui-même : comment représenter quelque chose avec des moyens simples ? Qu'est-ce qui n'a pas besoin d'être raconté, et où est-ce que moins de détails apporte plus d'émotion ?
Les lieux que tu peins, ils existent vraiment ?
Quand je regarde les œuvres d’autres artistes, je suis de plus en plus convaincue qu’on exprime tous nos aspirations à travers les images. Dans mon cas, ce sont des lieux de retraite, où règne le calme et où il y a suffisamment d’espace. Je puise dans toute une archive d’images tirées de catalogues de décoration et de design, de magazines et des réseaux sociaux. À partir de là, je construis sur la toile des espaces qui n’existent pas tels quels. Lors des superpositions et des assemblages, j’ajoute souvent un élément inhabituel, dérangeant, qui vient perturber cette surface parfaite. Je fais ainsi allusion à une vision standardisée de la culture contemporaine de l’habitat, qui se brise dans la réalité du quotidien. Les personnages sont eux aussi inventés, mais inspirés d’images existantes. Ces derniers temps, je peins surtout des hommes : d’une part, ça tient à la surreprésentation des corps de femmes dans l’art et les médias ; d’autre part, j’imagine des hommes solitaires qui habitent les espaces luxueux de mes tableaux. Ça me fascine de les montrer tendres et vulnérables – ça crée tout de suite un lien avec celui ou celle qui regarde.
Eunjeong Kim / Artiste du mois de janvier 2024 sur le marché d'art étudiant
L'architecture et la nature sont souvent liées dans ton travail – d'où ça vient ?
Ces deux éléments font écho à de grandes aspirations : le désir de protection et de sécurité, mais aussi celui d’espace et de liberté. De plus, depuis la pandémie au moins, une maison bien aménagée avec un jardin est devenue l’un des plus grands rêves des jeunes générations, un rêve qui semble pourtant de moins en moins réalisable face à la précarité actuelle du logement. Je peins ces rêves et je les rends accessibles à tout le monde dans l’imaginaire ; mais je les remets aussi en question.
Quels thèmes te préoccupent en ce moment ?
L’architecture, la nature, la sphère domestique, qui est toujours aussi politique. Le féminisme, les questions de classe, le fossé entre les espaces ruraux et urbains. Et, pour nous réconforter, des histoires sans cesse évoquées qui nous relient les uns aux autres.
Artistes contemporains de l'art moderne
Où peins-tu ? (Chez toi, à l'atelier… ?) Je fais partie de la communauté d'ateliers Estudios Retiro (@estudiosretiro) à Séville et je suis tous les jours à l'atelier avec mes collègues.
Quand tu ne peins pas, tu fais quoi ?
Mon quotidien est très actif ; en plus de l’art et de ma thèse, je travaille comme assistante dans une galerie. J’aime profiter de mes moments libres pour être dans la nature, lire, me promener et voir des amis.
Comment t'es-tu retrouvé au marché d'art étudiant et comment ça s'est passé pour toi ?
Erich m'a contactée (heureusement !) l'année dernière et je suis vraiment ravie d'en faire partie ! Voir que je peux soudainement vendre beaucoup grâce au SKM, c’est une confirmation importante du long chemin que j’ai emprunté en tant qu’artiste, et qui est souvent semé de doutes. Vivre de l’art semble désormais possible – cette prise de conscience recèle un potentiel énorme !
As-tu vécu une expérience particulière avec un client ?
Certains clients reviennent acheter, ce qui me fait bien sûr très plaisir. D’autres me suivent sur Instagram depuis leur premier achat ; et une fois, l’acheteur d’un très joli petit format m’a envoyé une photo de l’endroit où il avait accroché le tableau chez lui. On a ensuite eu un échange très chaleureux.
Tu veux ajouter quelque chose ?
Ne cesse jamais de t'entourer de belles choses : de bons films, des livres, de la musique, du design et de l’art !
Un grand merci à Johanna Failer pour cette belle interview. Tu trouveras toutes ses œuvres ICI.
Eunjeong Kim / Artiste du mois de janvier 2024 sur le marché d'art étudiant
Foire aux questions
Studierenden Kunstmarkt est la principale plateforme de l'espace germanophone dédiée à l'art étudiant. Elle permet aux passionnés et aux amateurs d'art d'acheter des œuvres directement auprès d'étudiants en art et de les soutenir ainsi financièrement pendant leurs études.
Studierenden Kunstmarkt a été fondé en 2020 par Erich Reich et son frère. Erich est toujours le directeur général de Studierenden Kunstmarkt et, avec son équipe, il a réussi à créer une plateforme qui rassemble les amateurs d'art, les passionnés d'art et les étudiants en art. À ce jour, Studierenden Kunstmarkt est entièrement autofinancé et n’a pas fait appel à des fonds externes provenant d’investisseurs.
À tout moment, on trouve plusieurs centaines d'étudiants en art et plusieurs milliers d'œuvres d'art sur le marché de l'art étudiant. La rubrique « Artistes du mois » est un bon point de départ pour se faire une première idée des artistes.
Tout comme les galeries classiques, « Studierenden Kunstmarkt » touche une commission sur chaque œuvre vendue. Ça permet de financer le fonctionnement de la plateforme, sa maintenance et les salaires des employés de « Studierenden Kunstmarkt ». En plus, on soutient les étudiants, on est là pour les conseiller sur toutes leurs questions et on publie gratuitement des publicités pour eux sur Instagram, Facebook, Google et dans notre newsletter, qui compte plusieurs milliers d'amateurs d'art parmi ses abonnés.
Il y a plein de façons de commencer à investir dans de jeunes artistes sur le marché de l'art étudiant. Une possibilité est de t'inscrire à notre cours gratuit par e-mail « Deviens un pro de l'art en 7 jours ». On t'y présente quelques notions de base et on te dévoile aussi certains de nos bons plans sur les artistes qui ont un potentiel particulièrement prometteur. En savoir plus
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